Les lions

On a le macabo, #Etp8koi ?!

Au #237, la morosité règne en maîtresse ce mois de janvier qui s’achève. Petit tour d’horizon.

 

La janviose en question…

Janviose
Il est temps de rentrer au foyer, la janviose s’achève
via Mboa Kwat

Cinq longues semaines qui s’achèvent. Enfin. Ou presque. Le mois de janvier a été chaud, et de partout. Les poches, le climat, l’humeur ambiante, le même le plus patient de vos créanciers se ferait le cerbère le plus acrimonieux. Donc. La janviose est presque derrière nous avec son lot de lendemains difficiles, d’après- fêtes résolument éloignés de l’euphorie de décembre. Si on a parlé d’acrimonie, ne pensez pas que c’est un mot difficile. Je veux pour exemple cette scène où, quittant la poste centrale dernièrement, j’ai osé proposer 150 de nos malheureux francs à un taxi. Ma destination ? Une certaine boulangerie située à Hyppodrome. Le hic est que j’ai omis de préciser que j’ai 150 dans 200. Alors figurez- vous un peu la scène, à destination. « Donnez- moi mes 50 francs. » – « Non, je ne donne pas. Tu ne m’as pas dit que tu avais 200. » – «  Rendez- moi mon argent. Je n’ai pas le temps de philosopher avec un malhonnête. Je vous ai dit 150 pour C…, » – « Que tu vas me faire quoi ?! Malhonnête toi-même si c’est une injure. Que toi tu es quoi ?! » Heureusement, pour le chauffeur et moi, que c’était le jour de mon anniversaire et qu’en plus, ma voisine a glissé 100 francs au chauffeur en me disant que les salaires venaient de passer. Ouf. De quoi me rendre ma bonne humeur. Mais je lui ai quand même asséné, au mec grisonnant : « Délinquant sénile ! » histoire de faire bonne mesure. Quand j’y repense, je suis révolté et fâché de moi-même. Mais bon. Ce sont les effets pervers de la janviose. On parle avec acrimonie.

 

#StopBokoHaram, campagne lancée par le collectif des Bloggers CM

#stopbokoharam
Le logo de la campagne
via @BloggersCM

En parlant de révolte, j’ignore si vous avez applaudi comme moi l’initiative de la campagne lancée sur les réseaux sociaux par le Collectif des Bloggers CM. Tout a commencé avec un ras- le- bol due à la situation qui perdure dans le Nord Cameroun. Si certains se sont dits être Charlie, il faut leur reconnaître que le concept d’une pétition numérique a de quoi intriguer plus d’un. Ce que nous admirons, c’est l’ identité Camerounaise défendue, l’aspect patriotique et surtout, un stop face aux massacre de la tristement célèbre nébuleuse Boko Haram. Ceci dit, on est droit de se demander quelle incidence sur le terrain. Parce qu’en dehors de créer une forme de buzz autour des crimes crapuleux, quel est l’effectivité des vociférations et vitupérations sur la toile quand la secte continue allègrement d’assassiner et que nos forces vives sont continuent d’être envoyées en quelque sorte à l’abattoir. Je veux dire, enfin, que pianoter sur un clavier est davantage plus confortable que dêtre confronté aux dures réalités du terrain. Certes, il faut bien crier hara kiri face aux belligérants mais si rien ne bouge, à quoi bon ? On continuera « d’avoir le macabo » comme on dit au pays et clavarder sur nos dures réalités.

 

Les filles androïdes

Filles androïdes
Whatsapp, oui. Cuisine, non
via http://photo.imatin.net

Ah, les filles. C’est la partie la plus plaisante qu’il me soit donnée de rédiger en ce moment. « Être androïde » est la formule du moment. Enfants, hommes et femmes sont dits « androïdes » ces derniers temps. C’est une formule flatteuse un peu fourre- tout. Ce qui est certain, c’est que les filles qui sont à l’avant- garde de la mode – et tiennent à le rester – rentrent résolument dans cette catégorie. Si la mèche brésilienne a fait son effet, il y a eu tour à tour l’indienne, la péruvienne qui ont fait face aux nappy. Certaines mauvaises langues argueront, qu’en ces temps de dèche… les nappy sont plus économiques. Vous avez dit :  « La vie est dure, les femmes sont chères » ? #Etp8koi? Cramponnez- vous et distrayez- vous avec le football.

 

La défaite des lions

Les lions
On va supporter que sauf

Donc, nous rentrons. Je sais, logiquement, cette première phrase n’a strictement pas sa place. Mais comprenez nous. Nous quittons la CAN, la queue entre les jambes. Écrabouillés par les Eléphants. Personnellement, je me demande comment je ferais encore pour gueuler mon ami ivoirien. C’en est fini. Nos lions ont poussé un minuscule couinement dans l’arène, de quoi se faire tordre de rire toute la ménagerie africaine. On s’est fait rétamer, aplatir et survoler. Nous ne reviendrons pas sur les éternels soucis rencontrés au sein de l’administration de notre fédération de football. On ne fait plus peur, il faut qu’on y fasse face. Sans mauvais jeu de mots. Pourtant cette cuvée promettait. On a le macabo, #Etp8koi ? Me direz vous. Et puis rien. On boit l’eau pour faire passer l’arrière goût d’amertume qui veut s’éterniser et préparons nous mieux pour la suite.

 

Et bientôt… le 14 février !

Après les défaites, la dèche et … les bombardements qui n’en finissent plus, voilà la Saint- Valentin. Vous n’aurez donc plus d’excuse pour vous montrer assez romantique pour penser à votre tendre moitié. Les beaux jours sont devant nous et bien sûr, en bons Camerounais, l’espoir est permis. Allez. A la semaine prochaine.

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