Cohabitation

Le Nsili – Ebouan !

Le « viens, on reste… » Comme on dit chez nous ou concubinage est un phénomène très répandu et aussi vieux que le monde. Grosso modo, un homme et une femme se mettent en ménage, peuvent faire des enfants ou non sans passer par les formalités d’usage à savoir le mariage. Les Hommes jouissent d’un libre arbitre dans leur actes mais nous savons que dans notre société le phénomène est toujours mal vu, mieux aucun parent ne le souhaiterait à sa fille. Ce qui est normal, mais pourtant le « viens, on reste… » est toujours d’actualité malgré son impopularité.

          Le «  nsili- ebouan » existe pour plusieurs raisons, notamment par :

*Choix personnel des conjoints : les personnes, qui  ne s’estiment pas prêtes, à faire le grand saut … Généralement,  l’un des conjoints et dans la plupart des cas chez nous, l’homme n’est pas sûr de vouloir finir ses jours aux côtés de  sa compagne, repousse sans cesse l’échéance de  peur de regretter sa décision. Le rééchelonnement continuel des échéances, peut couvrir des décennies et l’arrivée d’enfants au sein du couple…

*La pression familiale : Si l’une ou l’autre des familles  des concubins est opposé au mariage, et si le compagnon en question ne peut couper le cordon avec elle, une certaine stagnation se fait naturellement et perdure…

*Le manque d’organisation : Les partenaires peuvent remettre sans cesse leur mariage à demain, prétextant de ne pas être assez préparés pour l’heureux évènement. En réalité, les concubins désirent peut être un mariage parfait c’est-à-dire, très  couteux qui est pratiquement  au dessus de leur moyens. Ils économisent donc toute leur vie, pour faire ce « mariage first class » tant attendu qui en mettra plein la vue aux convives.

Les partenaires de vie,  ne se marient pas, pour les raisons énoncées plus haut, leur situation quoique complexe et gênante, est présentée comme un «  cercle vicieux dont les chaines sont particulièrement résistantes ». Ce type de situation matrimoniale  floue n’est pas sans incidence sur les vies des personnes qui y sont sujettes.

  • La frustration de la femme au sein du couple : Elle se sent piégée, elle a passé la plus grande partie de sa vie avec un homme qui peut la laisser du jour au lendemain. Elle estime, qu’il a jouit de sa jeunesse, sans toutefois honorer sa part du contrat comme il se doit, en l’épousant. De plus, ayant été longtemps baladée sur le jour fatidique de la formalisation des choses, elle ne sait plus quelle est la conduite à tenir pour aborder le sujet avec le concerné. Ce qui peut la rendre amer et  pleine de ressentiment envers son partenaire.
  • La frustration  des enfants  natifs de ce type d’union : Les enfants, ne comprennent pas pourquoi leurs parents n’ont pas fait les choses dans les règles de l’art comme dans la majeure partie des cas dans leur entourage et leur en veulent pour cela. Eux aussi, veulent que leurs parents se marient et peuvent même faire pression sur  le parent indécis.
  • L’impuissance légale du conjoint restant en cas de décès d’un des conjoints : N’étant pas légalement mariés,  le conjoint restant n’a pas de droits sur les avoirs de son partenaire décédé sauf si il existe des enfants  nés de cette union mais dans ce cas, à la condition qu’il les ait reconnu légalement et surtout que l’autorité compétente  ait désigné le concubin restant comme leur tuteur légal… Dans le cas où le couple n’a pas eu de progéniture, le partenaire  restant est impuissant en cas d’action en justice de potentiels héritiers (famille du défunt ou de la défunte).
  • Mariage tardif : Le vieux couple, se décide enfin de passer le cap… Mais, le symbolisme de leur engagement en prend un coup. Puisque le mariage est fait pour la formalité et non pour le plaisir de l’union. Malgré l’engagement pris, il n’est pas rare que le couple finisse par imploser, ceci du fait que se marier ne va pas leur permettre de résoudre leurs problèmes antérieurs, Mais  c’est un tout autre débat.

En fin de compte,  le concubinage est  vieux comme le monde et résiste du fait que les relations entre adultes ne sont pas évidentes ; chacune a ses particularités et ne doit être assimilé à aucune autre. Pourtant, la  pratique du «  prenons notre temps » n’est pas une mauvaise chose en elle-même. Avant de passer  à l’étape suivante, les couples peuvent mieux se cerner  et être sures de la suite de leur histoire. Cependant, cette pratique ne doit pas dépasser une certaine durée, sinon vous risquerez de tomber  dans un cercle vicieux.

Comments



There are no comments

Add yours

What moves you?