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Françoise Foning

R.I.P Ma’fo

Vendredi 23 janvier 2015 le journal de 13h du poste nationale nous apprenait tous le décès de Mme Tsopgny Nguiazong, plus connue sous le nom de Françoise FONING, la maire de Douala 5e, et, par ailleurs, présidente de la section RDPC du Wouri . Cette annonce aussi douloureuse qu’elle a été, a au moins eu le mérite de mettre fin aux nombreuses supputations et à la frénésie que ce qui était à la base une rumeur a déclenché sur les réseaux sociaux : sur les timelines et autres fils d’actualité. En effet, c’était la folie, les confirmations et les infirmations de son décès semblaient se livrer un combat sans merci. Témoignant ainsi de l’espèce de crainte qu’il y avait à être celui par qui viendra la mauvaise nouvelle, la dangereuse nouvelle. Oui dangereuse parce que Mme FONING n’était pas n’importe qui. Celle que l’on appelait la maire ou la mère, mieux encore Ma’fo était pour ainsi dire un baobab dans la forêt des têtes hauts placées du pays. Mise à part son envergure, elle pesait aussi de par son portefeuille, ce que d’autres appellent son capital social. Oui Ma’fo avait le réseau, et surtout le seul réseau qui compte : celui du palais d’Etoudi ! Ce mastodonte de la scène publique camerounaise nous a donc quitté, adieu les bras qu’on agite lors du passage des carrés des femmes du RDPC tous les 20 mai, adieu aussi les phrases dont elle seule avait le secret et qui sont devenues sa marque de fabrique, adieu les trop nombreuses références au Président de la République (le seul auteur de la littérature qu’elle eut connu apparemment), bref adieu Ma’fo !!!

Si nous pouvions t’écrire une lettre d’où tu es, nous te dirions que tu inspirais : oui tu étais une source d’inspiration pour tous ceux qui désavantagés par la nature ont cessé de se battre pour atteindre leurs buts et sont passés à côté de la chance de réaliser leurs rêves. Oui toi que personne n’aurait donné favorite dans la course au succès, parce que pas suffisamment instruite dans une nation qui souffre encore de « diplomite » aigüe, parce que pas assez belle dans un monde où le culte de l’apparence est omniprésent avec la complicité des médias ; toi le vilain petit crapaud de la marre qui se rêvait en princesse et qui y est parvenue montrant à toutes et à tous que c’est ta propre perception de toi-même qui détermine le regard que les autres portent sur toi, et que pour affronter la vie et sortir vainqueur de ce combat, les seules armes qui comptent sont la grâce du tout puissant et une volonté d’acier.

Si nous pouvions te dire ce que nous inspirais de moins bien, nous te dirions que tu incarnais l’opportunisme politique dans toute sa splendeur, l’art de faire des courbettes au pouvoir en place pour s’élever n’avait pas de secret pour toi et indirectement tu le revendiquais ; tu incarnais aussi le mariage entre le monde de la politique et le monde des affaires, mettant très souvent l’une au service de l’autre et vice versa. Rejoindre LE parti est un sport national chez nous et toi tu en maîtrisais les règles. Faire l’apologie du pouvoir en place pour sauvegarder ses intérêts économiques, mais aussi pour éviter de s’attirer les foudres de la loi et sceller le mouron sur les yeux de l’épervier. Tu y es parvenu tant bien que mal.

Quoi qu’il en soit tu ne laissais pas indifférent, qu’on aime ou qu’on déteste tu menais ton bonhomme de chemin, ajoutant quelques points à ton capital sympathie ; tu vas manquer au Camerounais, à tes amis, à ta famille, à tes ennemis aussi, parce que tu étais pour beaucoup le vrai flambeau du parti des flammes. Le vrai flambeau de la femme camerounaise, dynamique comme on aimerait la voir plus souvent et ferme, déterminée et entreprenante ; alors aurevoir Ma’fo que la terre de tes ancêtres te soit toute molle.

Photo Source : cameroun24.net 

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