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@Camairdroneboy : levez la tête, on vous filme

Dernièrement, via twitter, nous sommes tombés sur des images époustouflantes de notre Cameroun. Avec une perspective qui tranche résolument sur ce que nous avons toujours cru connaître de notre pays. Cette approche décalée d’un Camerounais pour les Camerounais et sympathisants sur la beauté qui nous entoure est à l’origine de la rencontre que nous avons effectuée pour vous. Junior Chavez connu comme @camairdroneboy, se raconte à travers nos questions.

Moshare Magazine : Bonsoir et merci de nous accorder cette interview. Pouvez- vous nous dire qui est @camairdroneboy ?

Je suis Junior Chavez, connu sous le pseudonyme #camairdroneboy via les réseaux sociaux. Je suis le fondateur de B Tv Media, une compagnie spécialisée dans la photographie et la vidéographie aérienne, qui couvrait essentiellement les mariages à ses débuts. Avec le temps, cette compagnie qui emploie une équipe de photographes camerounais, a élargi son champ d’action aux prises de vue touristiques tout comme elle suit son expansion pour des projets de construction. C’est dire que nous nous diversifions énormément et rapidement. (Pause) Mais tutoyez- moi, je suis anglo donc, le « you » vaut pour les deux aspects, je crois. (sourires)

Moshare magazine : (sourires) D’accord. Alors, dis-nous… Comment t’est venue l’idée de faire des images du Cameroun avec des drones ?

A la base, j’avais besoin d’argent pour assurer la livraison de mes vidéos et de ma musique. Il faut rappeler que nous avons offert nos services au réalisateur indépendant Jean- Pierre Bekolo ainsi qu’à Jovi, star de la musique urbaine camerounaise. Par ailleurs, il y avait ce désir d’utiliser les outils que j’avais sous la main pour faire découvrir aux gens notre pays.

Moshare Magazine : Peux- tu nous expliquer le processus ? A t’entendre, on croirait que cela s’est fait tout seul. Et surtout, aussi aisément.

En fait, je suis parti au ministère du tourisme pour proposer un projet de filmer les 10 provinces de l’air par drone et on m’a demandé de l’argent pour que mon dossier passe. La même chose s’est répétée quand je suis parti au ministère de la culture à l’époque, ainsi que celui des sports … C’est ce jour- là que Camairdroneboy est né. Excédé, j’ai décidé de publier gratuitement mon travail au public. (pause) J’ai été dans l’obligation de voler les images de mon propre pays pour montrer à mes frères et sœurs camerounais.

@Camairdroneboy

Moshare Magazine : Un instant. Tu veux nous faire comprendre qu’on t’a demandé de corrompre pour obtenir des autorisations de filmer ?

En fait, ils me l’ont demandé de façon indirecte, à mots couverts. Les personnes que j’ai rencontrées m’ont fait comprendre que c’est comme ça que ça se passe. Les images que je poste sont celle que je profite de faire pendant que j’ai l’autorisation de filmer certains trucs…là j’en profite pour filmer ce qui est autour du travail du travail que je dois faire.

Moshare Magazine : Ah d’accord. Mais elles sont très belles, les images. Les gens semblent pourtant les apprécier. Et tu es dans le métier depuis combien de temps environ ? Comment te procures-tu le matériel ?

Cela fait 3 ans que je suis dans le métier et pour avoir mon matériel, je commande en ligne qu’on me fait parvenir à ma boîte postale. Entre temps, la douane se montre souvent indélicate. J’ai commencé avec un drone et actuellement j’en ai 8. 6 d’entre eux sont en service, l’autre est « en retraite forcée » et le dernier, je l’ai perdu à Lompangar.

On m’a traité de Boko haram quand j’ai fait voler mon drone à la CRTV… Même avec l’ authorisation. Certains m’ont insulté et m’ont même emmené chez le chef de la sécurité. Bizarrement, le lendemain, ils ont introduit le drone, mais c’était un Blanc.

Junior Chavez
CamairdroneBoy

Moshare Magazine : wow. Mais… est-ce que tu rentres dans tes fonds? je veux dire, est-ce que tu as des bénéfices?

e remets tout ce que je gagne dans mon batiment et mes drones…Je gagne ma vie par ailleurs… Les contrats comme ceux de Lompangar et Mekin m’ont permis d’évoluer dans mon environnement…genre google Cameroun.. Pour les créatifs. Ce qu’il faut comprendre, c’est que j’aimerais travailler avec les personnes du ministère du tourisme parce qu’ils ont accès à tout ce qui est beau au Cameroun.. Et en tant que cinéaste/musicien et pilote de drone, je pense que je peux vraiment aider. Il faut des centres où les créatifs comme moi peuvent se rencontrer et créer, sans l’avis de quelqu’un.

Moshare Magazine : Je vois. Mais et la formation? Il faut bien se former non?

Bien sûr, il le faut. Je me suis formé pendant 9 mois, en autodidacte avant de prendre l’argent de quelqu’un, à Biyem- Assi et sur Youtube… J’ai lu les livres des meilleurs du monde car je suis très compétitif et j’ai suivi leurs séminaires en ligne.  A la base, j’ai un master en politique internationale…mais il ne me sert pas à grand-chose. Donc j’ai décidé d’apprendre seulement ce qui me passionne, grâce à mon téléphone portable aussi. (Rires) De nos jours, on a tout en main avec un bon téléphone portable dans lequel j’ai une appli qui me permet de lire des bouquins sur les sujets qui me passionnent et une connexion internet. Pour les drones, il faut un certain nombre d’heures pour les manier aisément…surtout quand l’environnement change. Il faut tenir compte du vent, des oiseaux, des fils électriques…les humains..etc.

Moshare Magazine : Ce n’est pas faux. Mais la connexion n’est pas optimale au Cameroun car elle coûte encore cher…

Je suis déterminé. Les vidéos et les séminaires, je lance leur téléchargement le matin et quand je rentre, le téléchargement est fini. Pareil pour les livres. J’en ai 350 dans bibliothèque virtuelle. (rires) Je n’aime pas trop lire, mais j’aime la compétition. Je déteste savoir que quelqu’un travaille plus que moi et ça m’oblige à lire sur les sujets qui me passionnent. (rires). Ce que je lis est directement applicable.

Moshare Magazine : Revenons à ta structure. L’idée d’en faire un business t’es venue suite à quoi ? Et pourquoi faire des documentaires sur le Cameroun ?

Comme je disais, je travaillais déjà avant. Il me fallait de l’argent pour faire avancer mes projets. J’ai ouvert la boîte par rapport aux impôts et actuellement, ce travail documentaire m’emmène partout. Et puis, je souhaite susciter des opportunités d’affaire, attirer les touristes, montrer le Cameroun tel quel…

@camairdroneboy

Moshare Magazine : Justement. Est-ce que les populations ont bien accueilli tes drones?

Beaucoup paniquent… C’est pourquoi ils ont des soucis

Moshare Magazine :  Mais c’est normal, ils ne connaissent pas cette technologie.

Lol j’avertis énormément. Je les initie à l’utilité de la chose. Et j’ai compris comment les approcher. Maintenant, les gens sont tous curieux.

Moshare magazine : Raconte-nous une anecdote justement sur le sujet, s’il te plaît…

Wow… On m’a traité de Boko haram quand j’ai fait voler mon drone à la CRTV… Même avec l’ authorisation. Certains m’ont  insulté et m’ont même emmené chez le chef de la sécurité. Bizarrement, le lendemain, ils ont introduit le drone, mais c’était un Blanc. Le DG était là et c’est passé à la télévision. Ils étaient bien surpris de me voir à la place. Ce qui fait rire, c’est que même ce monsieur qu’ils ont passé la TV m’appelle pour tous ses projets.

Moshare Magazine : Tu comptes faire une exposition de tes images?

Je retourne à Lompangar car le tournage s’achève en février. Pour le moment, je ne peux pas en parlermais je l’avoue, je suis excité et impatient de vous présenter mon travail. (sourires)

Moshare Magazine : D’accord, nous n’insisterons pas et nous attendons. Merci de ta disponibilité.

C’est moi qui vous remercie et bien sûr, si vous avez une zone d’ombre, faites-moi signe, je reste disponible.

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