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Map_Cameroon

Le SIDA au Cameroun : Des chiffres qui interpellent !

Depuis sa mise en évidence en 1983 par l’équipe de chercheurs dirigée par le professeur Luc Montagnier, le VIH/SIDA n’a cessé d’arracher à la vie des millions d’hommes, de femmes, et d’enfants. Comme le relève le rapport de la dernière enquête EDS-MICS[1] 2011, « l’infection par le VIH/SIDA constitue un véritable problème de santé publique au Cameroun, puisque c’est un important facteur de mortalité, ce qui a un impact négatif sur le développement économique et social du pays. », la pandémie du VIH/SIDA est donc un mal social qui prive le pays de ressources humaines au combien nécessaires pour la construction d’un pays émergent comme dit quelqu’un « à l’horizon 2035 ».

Les données dont on dispose sur la prévalence du VIH/SIDA au Cameroun sont assez anciennes (elles remontent à 2011) mais restent valides et pertinentes, étant donné qu’il faut en général une durée de 5 ans pour que des changements significatifs soient observés en matière de population. Les données disponibles sont celles de l’enquête EDS-MICS 2011 ; qui collecte des informations auprès des hommes et femmes âgés de 15 à 49 ans[2] sur des thèmes aussi variés que la fécondité, la nuptialité, la mortalité infantile, le paludisme, la santé de la reproduction, etc. Cette enquête dans son volet « prévalence du VIH/SIDA », établie une cartographie de la prévalence du VIH/SIDA sur l’ensemble du territoire nationale par régions et selon le sexe. De manière générale, on peut retenir les points suivants sur la prévalence du VIH/SIDA au Cameroun :

  • La prévalence du VIH/SIDA au sein de la population de 15-49 ans est de 4.3% contre 5.5% en 2000
  • Il y a 190 femmes infectées pour 100 hommes ce qui signifie que les femmes sont nettement plus vulnérables que les hommes à l’infection au VIH avec un ratio d’infection entre homme et femme de  1.9, ce qui laisse penser à une féminisation de la pandémie au Cameroun
  • La prévalence du VIH est très élevée parmi les veuves (17,9 %), les divorcées/séparées (15,7 %), et les veufs (10,6 %)
  • C’est dans le Sud (10,6 %) et à Yaoundé  (8,9 %) que la prévalence du VIH est la plus élevée chez les femmes alors que chez les hommes, c’est dans le Centre (5,3 %) et à l’Ouest (5,0 %) que la proportion de séropositifs est la plus élevée
  • Une proportion encore importante de femmes infectées (30 %) et d’hommes infectés (36 %) n’ont jamais effectué de test du  VIH ou ont effectué un test mais n’en connaissent pas le résultat
  • Dans 5,9 % de couples, un seul des deux conjoints est séropositif, soit la femme (2,8 %), soit l’homme (3,1 %) ; de plus, dans 1,5 % des couples, les deux conjoints sont séropositifs
  • Les personnes ayant travaillé au cours des 12 mois précédant l’enquête sont plus infectées (4.8%) que celles qui n’ont pas travaillé sur la même période (2.9%)

D’une manière un peu plus précise, sur le triangle national ça donne ça :

Cameroon_VIH_Mao

Cette cartographie indique que les régions les plus affectées sont : le Sud, le Nord-Ouest et le Centre ; en outre des deux principales villes du pays, Yaoundé est la plus touchée avec une prévalence de 6.3%.

Au niveau régional,  la répartition par sexe nous donne :

CMRN_VIH_Stat

A ce niveau, l’hypothèse d’une féminisation de la maladie se confirme puisqu’on observe que peu importe le niveau d’agrégation auquel on se situe (au niveau du pays, au niveau des régions, ou au niveau des villes), les femmes restent largement plus infectées que les hommes. Et cela peut s’expliquer : en effet, au début des années 2000 des enquêtes sur la sexualité des adolescents, ont montré que les jeunes filles considèrent le recours au préservatif par leur conjoint comme une preuve de leur infidélité ; des enquêtes similaires effectuées auprès des femmes mariées ou en union sont parvenues aux mêmes résultats.

Mais l’objectif de cet article n’est pas de pointer du doigt les femmes, les rendre responsables de la propagation du VIH/SIDA dans notre pays, bien au contraire, nous espérons produire un électrochoc pour qu’elles réalisent enfin qu’elles sont les plus vulnérables face au VIH/SIDA,  et que les campagnes de sensibilisation et les discours n’auront aucun effet tant qu’elles ne renonceront pas à présenter « la confiance » comme un moyen de contraception…


[1] EDS : « Enquête Démographique et de Santé » C’est une enquête qui est effectuée tous les 5 ans (normalement…) financée par USAID et le Fonds des Nations Unies pour les Affaires de Population (FNUAP ou UNFPA) et qui collecte une batterie d’informations socio-démographiques sur les personnes âgées de 15-49 ans.

MICS : « Multiple Indicator Cluster Survey » enquête sanitaire qui a une périodicité de 10 ans.

[2] Plus de 72 000 hommes et femmes ont été enquêtés pour l’EDS-MICS 2011.

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