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Le Clash : pour ou contre la justice populaire

Te laisser vivre ?!

Les X-Maleya, l’ont dit dans une de leurs chansons récentes, toute personne n’a le droit de vivre même si il s’agit du pire des malfrats. Malfrat en question qui n’hésite pas à taillader, saigner et à tuer la victime qui est juste susceptible de crier pour une somme d’argent dérisoire ou un téléphone portable. « Donnes– tout ! Ne fais aucun bruit ! » Des phrases qui somment les victimes prises au piège… «  Je ne veux plus en parler, c’est une épreuve dont j’ai toujours les stigmates » des propos que tiennent tous ceux qui ont déjà été victimes de ces hors– la–loi… Ces stigmates ne sont pas toujours psychologiques, très souvent, ils sont aussi physiques, cicatrices, mutilations diverses et maladies reçues en héritage d’un forfait encore plus révoltant et méprisable, le viol…

Vivre dans la crainte,  et la méfiance n’est pas sain, pourtant,  c’est la réalité à laquelle nous sommes confrontés.


Il est désolant de constater que dans certains quartiers de chez nous,  la normalité se résume dans le fait qu’il est difficile de rentrer en toute sécurité chez soi à toute heure de la nuit et même des fois de la journée ( en cas de rues désertes) sous prétexte qu’il y a beaucoup de bandits et qu’ils règnent en bons dictateurs dans la zone. Vivre dans la crainte,  et la méfiance n’est pas sain, pourtant,  c’est la réalité à laquelle nous sommes confrontés. On  ne s’y attend jamais, et quelque soient nos précautions, nous sommes malheureusement au moins fois  dans notre vie,  victimes de ces brigands. Et tous contraints à vivre cet enfer, nous vivons en planifiant nos   diverses allées et venues, en tenant compte des horaires sensibles où il n’est pas safe d’être dans le paysage…

Face à cet état des choses, les populations  en ont eu marre et ont décidé  de ne plus être des victimes ! S’en était trop !  Oui, parce que le système en place a montré ses limites, plusieurs fois  sur la gestion du problème :

  • S’adresser aux forces de police pour faire une réclamation, revient à faire une procédure couteuse et fastidieuse qui ne va vous procurer qu’une perte de temps et une perte d’argent : « Mets l’argent à terre ! on va voir après… »
  •  Ils sont aux abonnés absents pendant « l’action ». D’ailleurs, même dans les films, les forces de l’ordre sont réputées pour arriver après que le héros ait massacré le chef- bandit…Quand bien même, vous les appelé à temps, par exemple pendant un braquage, ils tiennent d’abord à se rassurer du type d’armes que les malfrats possèdent pour intervenir ou non : «  ils ont quoi ? les machettes ou les pistolets ? les pistolets ?! Débrouillez-vous ! » .Ce qui est déplorable et regrettable mais malheureusement la triste réalité.
  • Quand le brigand est appréhendé, il est gardé quelques temps et il revient faire les mêmes délits, sans état d’âme et surtout plus déterminé à nuire que jamais.

Il fallait donc réagir après toutes ces injustices à peine réparées… Dès lors, tout brigand  aperçu  pendant  son forfait,  est sujet au signal d’alerte : « oh voleur !!! » Et là, toute la population, rejoint le lieu du forfait et transforme l’ancien bourreau en victime, pour qu’il serve d’exemple à tous ceux qui suivent le même chemin de vie que lui…

Cruel ! Inhumain, me direz- vous… Peut –être !tout comme cet ancien bourreau, quand il a eu à « piquer »  ou mutiler à vie des innocents mortellement pour un porte –feuille ou un téléphone portable…


Au programme, lynchage sur la voie publique, plus assaisonnement à l’essence ou au gasoil, et  enfin feu de joie ou feu de camp (c’est à vous de voir ce que représente ce feu pour vous, mais techniquement ce feu représente un peu des deux…) dont le combustible n’est autre que le malfrat attrapé antérieurement. Cruel ! Inhumain, me direz- vous… Peut –être !tout comme cet ancien bourreau, quand il a eu à « piquer »  ou mutiler à vie des innocents mortellement pour un porte –feuille ou un téléphone portable…

Barbare ! Certes ! Mais rappelez – vous que ces gens, sont souvent les premiers à dire lorsqu’on les épargne, à des personnes choisies aléatoirement dans l’assemblée qui assiste au lynchage sans forcément y participer : «  Je t’ai remarqué ! Je vais revenir pour toi… Je vais te faire ça dur…Je vais te montrer » et sachez bien qu’ils tiennent parole !

Dans ces moments –là, on se demande bien pourquoi on a laissé vivre  ce criminel, qui était à notre merci et qui n’aurait plus été une menace pour autrui… Comme quoi, décider de la vie d’autrui peut-être présomptueux, vu que  tous les hommes naissent avec des droits égaux,  et le fameux débat sur la peine de mort existera toujours…Mais au fond, si l’un de vos proches ou vous-même, vous faites agressé de la plus sauvage des manières (coups, scarifications, viols, blessures mortelles dans certains cas) pour un smartphone ou une somme d’argent dérisoire, ne serez-vous pas de mon avis ? Quand on pense à toutes ses filles qui ont perdu la vie à Yaoundé au quartier Mimboman dans des conditions atroces, doit-on réellement laisser vivre leurs bourreaux si on les attrape ? Quand la décision est unanime  et nécessaire, ne faut-il pas s’y conformer ? Doit-on vraiment épargner ces individus qui menacent notre vie au quotidien ? Le choix vous appartient, mais personnellement, je ne le pense pas.

 Anderson

Quand le peuple se fait justice

En effet très souvent dans les « tribunaux populaires », la sentence de mort est vite prononcée. Il n’est pas question de savoir ce que  vous avez fait, encore moins si vous l’avez effectivement fait, il suffit qu’ une voix s’élève et dise « au voleur »


Quand le peuple se fait justice, des innocents sont privés du droit à la vie. C’est au moins le seul droit que tout le monde reconnaît (en tout cas que tout le monde se reconnaît à lui-même d’abord), sans avoir fait de longues études de droit ou disciplines assimilées, si nous nous adjugeons volontiers  le droit de jouir de cet air que nous offre grassement mère nature, d’où vient-il que nous sommes toujours prompts à en priver nos semblables ?  En effet très souvent dans les « tribunaux populaires », la sentence de mort est vite prononcée. Il n’est pas question de savoir ce que  vous avez fait, encore moins si vous l’avez effectivement fait, il suffit qu’ une voix s’élève et dise « au voleur », pour que pleuvent sur vous gourdins de toutes formes, de toutes tailles, et de tous poids.  Ces mêmes gens qui ne savent pas sortir lorsque vous appelez à l’aide, sortent volontiers pour venir vous mettre à mort. Juste en passant donner la mort à quelqu’un est un crime qui non seulement est condamné sur le plan religieux mais aussi sur le plan juridique. Donner ainsi la mort à quelqu’un dans un mouvement de foule relève plus d’un acte de lâcheté, étant entendu que personne n’ose avouer après le forfait qu’il est celui qui a porté le coup fatal ou encore qui l’a initié. Il est plus facile de profiter du cafouillage que d’affronter un homme au « un contre un » comme on dit au quartier, et en assumer les conséquences ensuite.

Quand le peuple se fait justice, vous pouvez oublier les principes de justice équitable.  La justice est aveugle nous le savons tous, mais celle-ci n’est pas juste aveugle, elle est sourde aussi. Oui quand le peuple se fait justice, le vol d’une orange est sanctionné autant que que le vol d’un téléviseur, alors que ce ne sont pas des délits comparables. Dans ce contexte comment distinguer les petits règlements de comptes entre anciens amants, anciens amis ou « anciens » parents, des vrais délits et des vrais crimes. Ce que je veux dire c’est qu’il suffit que quelqu’un qui ne vous porte pas dans son cœur vous accuse de toutes sortes d’actes répréhensibles sur la place publique et vous voici déjà passé à tabas.

Beaucoup s’en félicite en disant qu’il y’a moins de vols, moins d’agressions, il ne leur est pas venu à l’esprit qu’il y aurait juste moins de victimes encore vivantes pour les dénoncer.


Quand le peuple se fait justice ça ne résout pas le problème de la délinquance et du banditisme. La justice populaire est inefficace, tout ce qu’elle contribue à faire c’est rendre ces malfrats et ces délinquants encore plus agiles, prudents et encore plus méchants. Désormais il ne laisse plus de victimes vivantes, bien conscient que celles-ci pourront les reconnaître et les dénoncer, les exposant ainsi à la vindicte populaire. Beaucoup s’en félicite en disant qu’il y’a moins de vols, moins d’agressions, il ne leur est pas venu à l’esprit qu’il y aurait juste moins de victimes encore vivantes pour les dénoncer. C’est un cycle infernal où la violence engendre toujours plus de violence.

Pour toutes ces raisons il faudrait que la justice populaire cesse. Elle ne nous honore pas, et elle ne règle pas les problèmes que nous prétendons régler en l’appliquant aussi aveuglément.

Yvan

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