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Mariage Beti

Au mariage, le tribalisme invité du déshonneur !

Pour la plupart des gens, le mariage n’est pas une décision facile à prendre encore moins la partie la plus aisée de la vie. D’abord, il faut trouver la personne que l’on aime, pas la personne avec qui on aime s’envoyer en l’air, non c’est plus complexe que ça…il faut trouver la personne avec laquelle on a le moins de divergences (étant entendu qu’une personne avec laquelle on n’aurait absolument pas de divergences serait à vrai dire vraiment très louche !) parce qu’en fait si on doit cohabiter pour le restant de ses jours avec quelqu’un, vaut mieux ne pas se tromper de personne.

De plus, pour ceux d’entre nous qui avons ce souci constant de faire la fierté de nos parents, leur montrer que nous savons ce que nous faisons et le faisons bien, il faut trouver quelqu’un qui plait à nos parents ou tout au moins qu’ils ne détestent pas trop…et là je vous vois venir, vous allez me dire comme la chanson : « si ma femme ou mon mari doit plaire à mes parents c’est que c’est pas ma femme mais la femme de mes parents ! » ; vous avez là sûrement raison mais soyons honnêtes qui a envie de vivre une vie où chaque jour il devra choisir entre ses parents et son amour ? En tout cas pas moi !

Lorsque le choix du conjoint est enfin fait, il y a un aspect, une question qui nous vaut souvent des « hum » très soutenu des parents (mamans surtout) avec toutes les mimiques qui vont avec ; c’est celle de la tribu de son élu(e), oui ne nous voilons pas la face cette question n’est toujours pas réglée chez nous et est même loin de l’être. Laissons tomber les discours du genre : « Je suis du centre, elle est de l’ouest ? Tant pis, nous sommes de vrais camerounais, des camerounais du style dont notre « père » parle tous les 31 Décembre dans ses discours, des camerounais qui partout sur le territoire veulent se sentir libre et chez eux ; libre d’aimer qui ils veulent surtout, sans affronter le regard pesant et malveillant des préjugés culturels, pour ne pas dire du tribalisme. L’intégration culturelle camerounaise que d’autres théorisent dans les médias là nous on la met en pratique. » Parce qu’on sait tous que là dehors la variable ethnique ou tribale est non négligeable dans les unions chez nous, elle peut à la fois consolider, favoriser une union, comme elle peut tout aussi bien travailler à la « massacrer ».

Il faut admettre que, aujourd’hui encore, le tribalisme est l’invité d’honneur « ou de déshonneur » dans les mariages, il continue de dicter sa loi, et les « moi ma mère m’avait dit de ne jamais épouser un bami » ou les « hum…moi jamais les nkwa » l’attestent à souhait. Il faut les comprendre, ces défenseurs de l’homogamie (à ne pas confondre avec l’autre…) tant il est vrai que les ethnies et les tribus se construisent autour de certaines valeurs culturelles qui leur confèrent une identité particulière, cette identité est transmise de générations en générations et sert de boussole à leurs membres volontairement ou non. Vu comme ça on comprend que le fait de s’unir à une personne d’une autre ethnie ou tribu que la sienne peut dans certaines conditions être considéré comme une « trahison » ; parce que ça veut dire non seulement qu’on renonce à transmettre ce qu’on a reçu de nos ancêtres, mais aussi qu’en s’ouvrant à l’autre culture, on va divulguer le secret de notre identité culturelle aux autres, et qu’on la soumet au risque d’être phagocyté par les autres cultures. Sans compter que ça implique pour soi même une certaine mort sociale, puisque le brassage culturel ne se fait jamais sans sacrifier au passage une part importante de son héritage culturel propre.

Malgré cela, les mariages intertribaux semblent avoir la côte aujourd’hui dans notre pays, surtout chez les générations 1980. La nouvelle génération de Camerounais semble  n’accorder qu’une importance minime au clivage intertribal, oui le cœur aujourd’hui ne se tracasse plus de savoir si elle sait faire le « nkui » ou « l’okok » et c’est tant mieux ! Bon admettons tout de même que ça implique souvent de faire la sourde oreille lorsque les « un bassa ? tu vas supporter les problèmes ? »,  ou les « la femme bami va t’exploiter pour faire avancer sa famille ! » pleuvent.

Disons que inter ou intra tribal, le mariage est indissociable de la prise de risque, on y sacrifie très souvent beaucoup, mais quand on pense à la formidable opportunité d’avoir auprès de soi et « jusqu’à ce que la mort nous sépare », son (sa) meilleur(e) ami(e), on relativise, oui après tout ce n’est peut-être pas cher payé pour une aventure aussi unique. Parce que pour nous, l’amour n’est pas une histoire d’ethnie, de tribu encore moins de religion, c’est l’union de deux cœurs.

Photo Source: http://www.camnews24.com/

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